Après les centres dentaires low-cost, le high-cost !

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27 octobre 2022
Les centres-villes voient pousser des centres de soins comme des champignons dans un automne sans sècheresse alors que les cabinets libéraux sont à la peine pour répondre aux demandes de soins partout en France.

Les mesures à prendre tardent à venir pour contrôler les installations des centres dentaires, favoriser les installations libérales et libérer du temps médical aux chirurgiens-dentistes. L’agressivité des patients est palpable, les agressions se multiplient dans les cabinets pour avoir trop attendu avant d’arriver à se faire soigner.

Comme toujours, le besoin crée le business.

À côté des centres low-cost, qui continuent de se développer sans régulation malgré les scandales qui se multiplient, de nouveaux centres de soins dentaires font leur apparition.

Non conventionnés, ils proposent des soins d’urgence. Leurs tarifs n’ont aucune mesure avec ceux des cabinets dentaires et pour les patients, les remboursements sont quasiment inexistants. À Toulouse, Limoges ou Guéret, comme les centres low-cost, ils s’installent eux aussi dans les centres-villes. C’est alors aux patients de s’adapter et de venir parfois de très loin pour être soulagés de leurs maux comme de leur portefeuille.

Nul doute que cela fonctionne.

Ils proposent même aux cabinets dentaires environnants de prendre en charge leurs urgences pendant la semaine pour leur libérer du temps médical. Cette nouvelle offre de soins sans autre contrainte que la loi de l’offre et de la demande n’est souhaitable pour personne.

Une nouvelle offre de soins sans autre contrainte que la loi de l’offre et de la demande n’est souhaitable pour personne.

Il est urgent de valoriser la prise en charge des urgences dans les cabinets dentaires et cesser de pénaliser l’exercice libéral conventionné. Il est urgent de créer des assistants dentaires de niveau deux pour nous donner davantage de temps médical.

Alain Vallory, secrétaire général